| Yann deuxième! |
| Samedi, 31 Juillet 2010 09:04 | ||||
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Les premiers mots des vainqueurs de Gijón 31-07-2010 A Gijón cette nuit, on salue les vainqueurs de cette extraordinaire première étape, remportée à 1h14 ce samedi 31 juillet par Armel Le Cléac’h (Brit Air), devant Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) et Eric Peron (Skipper Macif 2009). Un classement qui s’entend avant Jury. Celui-ci statuera notamment sur le cas de Yann Eliès lors de la session prévue à Brest. Mais n’anticipons pas. Aux pontons du port de plaisance, les arrivées se succèdent, avec des écarts certes significatifs – à partir du 7e on est à plus d’une heure du leader et plus d’1h30 à partir du 22e – mais finalement pas si conséquents au regard des 515 milles de cette première manche marquée par des rebondissements incessants et un nombre incroyable de « coups » à jouer.
Voici les premières déclarations de ceux qui deviennent cette nuit les hommes à battre de cette Solitaire du Figaro 2010. Yann Eliès (Generali-Europ Assistance, 2e à 14’32’’) : « L’alarme ne s’est pas mise en route et j’ai fini à la côte. C’est une grosse erreur, j’hypothèque peut-être mon Figaro là-dessus alors qu’aujourd’hui, je serai idéalement placé. Mais c’est le jeu, ça fait partie des histoires de La Solitaire du Figaro. Après, je me suis dit qu’il fallait faire comme Damian Foxall en 1999. Il était tombé à l’eau. On l’avait ramené sur son bateau et il s’était dit qu’il fallait gagner la manche et il l’avait gagnée. Mon objectif, c’était ça, la gagner et je ne suis pas loin. Je n’ai pas à rougir de ma course. J’ai super bien navigué, je suis content de moi. Ca n’a pas été facile de se remettre de mon échouement sur la plage. J’ai bien compris qu’il s’était passé quelque chose de grave et que ce n’était pas bien pour la course. J’ai eu le sentiment que c’était terminé. Je me suis même demandé s’il fallait que je continue et puis j’ai réussi à rebondir. Ce qui veut peut-être dire que j’ai du caractère. Stratégie claire Pour le golfe de Gascogne, le briefing de Jean-Yves Bernot nous a bien aidé. J’avais la situation bien en tête. Je sais qu’il y en a qui aiment bien faire tourner des routages, mais pour moi le scénario était clair. J’ai allumé l’ordinateur pour passer dans les cailloux mais c’est tout, je n’ai jamais fait tourner un routage. Après, quand on a un lièvre comme Armel et qu’on a la vitesse, il n’y a pas grand-chose à tenter de plus. Des rebondissements dans tous les sens C’est vrai que le secteur Le Havre / le raz de Sein a été incroyable, ça a été vraiment une des plus belles tranches de régate que j’ai eu à faire. Il y a eu des rebondissements dans tous les sens, des coups osés. C’était sympa à faire et en même temps, je me sentais à l’aise là-dedans: les courants, les cailloux, c’est mon truc. Donc, j’ai pris beaucoup de plaisir. Jury On va attendre Brest la décision du jury pour savoir à quelle sauce je vais être mangé. Il va falloir que je porte ça jusqu’à l’arrivée mais ce qui est sûr, c’est que j’ai encore envie de me battre. Je me sens à l’aise, je sens que je peux faire quelque chose de bien. Je suis confiant. »
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